Formation aux risques du travail en hauteur


Pour que le travail en hauteur soit exécuté en sécurité, l'employeur doit privilégier la protection collective sur la protection individuelle. Le Code du travail a évolué récemment et précise les règles pour l'utilisation d'équipements de travail lors des travaux temporaires en hauteur. Des textes spécifiques visent certains travaux en hauteur (chantiers du BTP) ou certaines catégories de salariés (travailleurs indépendants, mineurs).


La réglementation ne donnant pas de définition du travail en hauteur, c’est au chef d’établissement, responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés, de rechercher l’existence d’un risque de chute de hauteur en procédant à l’évaluation du risque. Il se conforme ainsi à l’un des principes généraux de prévention énoncés à l’article L. 230-2 du Code du travail.
Pour que le travail en hauteur soit exécuté en sécurité lorsque le risque existe, l’employeur devra prendre des mesures fondées sur ces principes à savoir :

  • éviter les risques,
  • les évaluer quand ils ne peuvent être évités,
  • concevoir des postes de travail et choisir des équipements de travail et des méthodes de travail adaptés à l’homme, tenir compte de l’évolution des techniques,
  • planifier la prévention,
  • privilégier la protection collective par rapport à la protection individuelle,
  •  informer les salariés.


De par leur conception, les bâtiments et leurs équipements doivent permettre le nettoyage sans danger des surfaces vitrées, en façade ou en toiture en donnant la priorité chaque fois que possible aux solutions de protection collective (article R. 235-3-2 du Code du travail).


Après la construction ou l’aménagement de bâtiments, le maître d’ouvrage doit remettre au chef d’établissement un dossier de maintenance des lieux de travail, comprenant notamment les dispositions prises pour le nettoyage des surfaces vitrées en élévation et en toiture, l’accès en couverture, les moyens d’arrimage et de stabilité des échafaudages ou des nacelles, les travaux d’entretien intérieur (article R. 235-5). En cas de coordination de chantier, ce dossier de maintenance fait partie du dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage (article R. 238-37).
  • Les passerelles, planchers en encorbellement, les plates-formes en surélévation et leurs moyens d’accès doivent être protégés contre les chutes (article R 233-45).
  • Les postes de travail extérieurs sont conçus et aménagés de manière à prévenir le risque de chute des travailleurs (articles R. 235-3-20 et R. 232-1-10).
  • Les interventions sur des toitures en matériaux fragiles nécessitent des précautions particulières (article R. 232-1-5).
  • Les zones de passage comportant un risque de chute de personnes sont signalées et leur accès interdit aux personnes non autorisées (articles R. 232-1-3 et R. 232-1-4).
  • Les passerelles, planchers en encorbellement, les plates-formes en surélévation et leurs moyens d’accès doivent être protégés contre les chutes (article R 233-45).
  • Les postes de travail extérieurs sont conçus et aménagés de manière à prévenir le risque de chute des travailleurs (articles R. 235-3-20 et R. 232-1-10).
  • Les interventions sur des toitures en matériaux fragiles nécessitent des précautions particulières (article R. -1-5).
  • Les zones de passage comportant un risque de chute de personnes sont signalées et leur accès interdit aux personnes non autorisées (articles R. 232-1-3 et R. 232-1-4).